Quel langage utiliser pour parler de sexualité avec un enfant?

Vers l’âge de deux ans, l’enfant va commencer à poser des questions, avant tout pour connaître les noms des choses: «C’est quoi ça?» Le langage qu’on utilise a alors toute son importance. «Il faut appeler les choses par leur nom, être le plus concret possible, car la capacité d’abstraction est réduite à cet âge, souligne Sophia Lessard. Ainsi, tout comme un nez est un nez, un pénis est un pénis, et non pas un zizi ou une zigounette. Et une vulve est une vulve. Les choux, petites graines et autres mots fantaisistes sont à proscrire!» En cas de gêne du parent, ou si l’enfant ne pose pas de questions, on peut avoir recours à des livres d’images destinés à expliquer l’anatomie et la sexualité aux enfants, ou à des poupées sexuées par exemple.

Il est essentiel aussi, pour la future vie sexuelle de l’enfant, et l’image qu’il a de son propre corps et de celui des autres, d’utiliser un langage neutre, qui n’assimile pas la sexualité et les zones intimes du corps à quelque chose de sale, de honteux.

«La manière dont nous transmettons notre vision de notre corps et de son fonctionnement aura une grande répercussion sur la capacité de nos enfants à aimer leur propre corps, leur fierté à se l’approprier et, plus tard, sur leur faculté à aimer celui des autres», souligne la spécialiste.

olfa hafsi

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