Les différents types d’activités physiques chez les enfants

Il existe plusieurs façons de bouger. Chaque type d’activité a ses avantages, et aucune ne peut complètement remplacer les autres.
Activité à intensité modérée : la fréquence cardiaque de l’enfant augmente un peu et il est légèrement essoufflé, tout en étant capable de maintenir une conversation avec un partenaire (ex. : marche rapide, vélo, patin, planche à roulettes, jouer au parc).
Activité à intensité élevée : la fréquence cardiaque de l’enfant augmente beaucoup, il transpire et il est essoufflé au point de ne pas pouvoir parler (ex. : course, natation, soccer, ski de fond).
Activité aérobique : fait travailler les grands muscles à une intensité faible à modérée pendant une période soutenue. Cette activité permet d’améliorer les habiletés cardiorespiratoires (ex. : nage, course, vélo).
Activité de renforcement : exercice qui développe et renforce les muscles et les os en utilisant des poids légers ou le poids du corps lorsque cela est possible (ex. : course, saut à la corde, grimper, gymnastique, tennis).
Il est important qu’un enfant pratique une grande variété d’activités physiques. Cela lui permettra de développer une base solide pour l’ensemble des habiletés motrices comme l’équilibre, le lancer, l’attrapé, les sauts, la nage et la course. Des études ont démontré que les enfants qui se spécialisent très jeunes dans un sport sont moins performants que les autres en grandissant parce qu’ils ne développent pas toutes leurs habiletés motrices.

Comment s’y prendre?

L’activité physique peut prendre différentes formes dans la vie d’un enfant. Il y a bien sûr les sports organisés, comme le soccer, le karaté, le hockey, la gymnastique ou la natation. Les activités familiales sont d’autres belles occasions de bouger : sorties au parc, à la piscine ou au terrain de jeu, promenades, randonnées pédestres, se lancer la balle avant le souper ou mettre de la musique et danser dans le salon. 

Il est également possible d’intégrer l’activité physique au quotidien de la famille :

  • Marcher pour aller à l’école et en revenir ou pour se rendre à l’épicerie;
  • Aller promener le chien;
  • Participer aux tâches domestiques : vider ou remplir le lave-vaisselle, ranger les paniers de linge, porter les sacs d’épicerie, aider à ramasser les feuilles à l’automne ou à déneiger l’entrée l’hiver, etc.

Le rôle de la famille

Les bonnes habitudes en matière d’activité physique se prennent très tôt. Par conséquent, les parents ont un rôle essentiel pour transmettre l’importance de bouger et d’être actif. Les enfants ont d’ailleurs plus de facilité à être actifs s’ils sentent l’approbation de leur entourage et si leurs parents valorisent l’activité physique.

Pour soutenir votre enfant, n’hésitez pas à l’encourager et à jouer le rôle de l’entraîneur. Créez des occasions d’être actif et assurez-vous également que votre enfant a l’équipement dont il a besoin pour bouger.

Enfin, encadrez bien les activités auxquelles votre enfant participe. Incitez-le à persévérer sans toutefois lui mettre de la pression. À cet âge, l’important est avant tout qu’il découvre et acquière le plaisir de bouger. Sous surveillance : le temps d’écran
Selon la Société canadienne de pédiatrie, après 5 ans, les jeunes ne devraient pas passer plus de 2 heures par jour devant un écran (télé, jeux vidéo, Internet). Il ne faut toutefois pas s’en tenir à fermer les écrans. Il faut proposer aux enfants des activités de remplacement qui les feront bouger.

À l’école

Les cours d’éducation physique sont obligatoires dans les écoles primaires. Selon le ministère de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur, ces cours devraient occuper 2 heures par semaine dans l’horaire des écoliers.

Le programme proposé par le Ministère comprend 3 compétences à développer :

  • Agir dans un contexte d’activité physique : l’enfant doit pratiquer des éléments importants pour bien bouger, comme l’équilibre et la coordination. Pour y arriver, il devra entre autres enchaîner des actions ou les réaliser de façon simultanée;
  • Interagir dans un contexte d’activité physique : l’enfant apprend à ajuster ses actions en fonction de celles des autres. Il doit ainsi se synchroniser et communiquer avec eux. Il développera alors la capacité à travailler en équipe et à avoir des réactions acceptables lors d’une victoire ou d’une défaite;
  • Adopter un mode de vie sain et actif : l’enfant développera des outils pour prendre en charge sa santé et demeurer actif. Il apprendra à évaluer les répercussions de ses actions sur son bien-être pour ainsi faire de bons choix par rapport à son mode de vie.

Le cours d’éducation physique au primaire offre donc des activités variées et adaptées au développement de l’enfant. Il s’agit avant tout d’une initiation à la pratique sportive qui aidera le jeune à avoir une attitude positive par rapport à l’activité physique et qui lui donnera les moyens d’être actif à l’extérieur de l’école. Pour cette raison, l’accent est mis sur le développement des habiletés physiques. Cependant, les activités de nature compétitive ont aussi leur place puisqu’elles sont une source de motivation pour certains élèves.

Enfin, bouger à l’école ne se limite pas aux cours d’éducation physique. Les moments libres comme la récréation ou l’heure du dîner sont propices à l’activité. Des études estiment d’ailleurs que lorsque les enfants y sont actifs, ces moments correspondent à 36 minutes d’activité physique d’intensité moyenne à élevée par jour.

olfa hafsi

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